Canalblog Tous les blogs Top blogs Humour
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
La vie dans mon quartier de lune
Publicité
23 août 2012

Vacances anglo-normandes 1ère partie

amelie-and-ameliaaaa (c) Tagadiane

Après la semaine de vacances dans le sud dans la Famille Siamois, votre serviteuse a concocté un circuit qui ferait pâlir Jet Tours de jalousie dans les îles anglo-normandes. Assistée de ma grande sœur, j’ai entassé tous les pulls que je possédais dans une valise, un kway et une torche électrique, et nous avons pris le bateau à St Malo pour commencer notre enquête par la découverte de Jersey.

Premier jour : Visite du parc naturel pour la conservation de la vie sauvage. Chez nous, on appelle ça plus simplement un zoo ou bien la place de la Concorde à Paris, mais les Anglais aiment les circonvolutions. Après tout, l’anglais est la langue qui possède le plus d’adjectifs qualificatifs, alors il faut bien qu’ils les sortent de temps en temps pour leur faire prendre l’air. Une demi-heure de bus à travers la campagne jersiaise, le soleil et les moutons qui broutent, et je me prends pour Martine à la campagne. Une tripotée d’oies décide de traverser la route pile devant le bus, qui roule au pas derrière ces demoiselles, Soeurette et moi trouvons ça tout à fait champêtre et charmant, la scène fleure bon les vacances de notre enfance. Une heure plus tard, après m’être fait la réflexion que les fesses des macaques ressemblaient quand même fortement à des plaques d’immatriculation de voitures, et après avoir vu une demi-douzaine de lémuriens jeter ses excréments sur les visiteurs, je pressens une nette tendance de mes vacances à s’éloigner de Martine pour virer vers Koh Lanta. Je n’ose pas envisager l’utilité des filets qui entourent la terrasse de la cafétéria située au milieu du parc. Un panneau signale qu’il faut préserver sa nourriture des seagulls, et pour ce que j’en sais, ici seagull ne désigne peut-être pas une mouette mais une espèce endémique de tyrannosaure. Je joue avec  l’idée de projeter ma canette de soda contre les filets, histoire de voir si un courant électrique nous sépare du monstre, mais les Anglais n’aiment pas le désordre, et un Anglo-normand, c’est presque un Anglais, je ne vais pas me mettre à dos la moitié de l’île le jour de mon arrivée. Je supporte stoïquement le spectacle d’une seagull qui dépouille un enfant de son hamburger, en me répétant très vite « sélection naturelle » plusieurs fois de suite.

 

Après toute cette nature brute, le retour à pied à St Hélier, capitale de Jersey, nous paraît être d’une simplicité enfantine, nous voilà donc parties fraîches et pimpantes à travers champs. Le « pimpantes » a duré environ deux mètres, le « fraîches » beaucoup moins. 29 degrés au soleil, du jamais vu depuis 1947 sur l’île, et il a fallu que ça tombe sur nous. Je n’ai pas du tout aimé le hérisson mort sur la route sans aucune trace d’écrasement, je le soupçonne d’avoir crevé de soif en tentant d’aller chercher les secours. De toute façon, il est clair qu’avec une moyenne de 2 voitures par heure sur les routes que nous avons empruntées, il n’a statistiquement pas pu se faire estourbir à coups de pneus. J’ai d’ailleurs moi-même très vite abandonné l’idée de l’auto-stop, c’était un coup à finir dépressurisée de l’intérieur à côté du hérisson au bout de trois jours d’attente désespérée en plein cagnard. Ne restait plus que l’option de la marche à pied. Alors nous avons marché. 

 


Photo (c) Tagadiane - Diane D. Tous Droits Réservés

Publicité
Commentaires
La vie dans mon quartier de lune
Publicité
Archives
Publicité
La vie dans mon quartier de lune
Derniers commentaires
Newsletter
Visiteurs
Depuis la création 41 401
Publicité
Publicité