Le sourire bête
Un court hommage au sourire bête. Le sourire bête touche surtout les populations féminines, sans distinction d’âge. On observe même, dans certains cas, que le sourire bête s’épanouit pleinement pendant la trentaine de la personne qui le porte.
Définition du sourire bête : un sourire bête se caractérise par un large étirement des mâchoires et une tendance incompressible des coins de la bouche à vouloir rejoindre les pommettes. Un mouvement général et nettement perceptible tire le visage vers le haut, et creuse des fossettes au milieu des joues. Les yeux brillent. Aux symptômes pré-cités s’ajoute également l’incapacité chronique du porteur à réfréner cette tendance.
Populations concernées : les femmes, donc, massivement, mais il se retrouve aussi fréquemment chez l’homme dit « Peter Pan », qui n’a pas oublié ses rêves et réflexes de gamin. Bien que l’individu touché par le sourire bête ait l’impression de revivre ses 15 ans, ce dernier n’est absolument pas l’apanage de l’adolescence, et peut se retrouver en toute personne capable de la moindre étincelle de sentiment envers un individu de la même espèce.
Manifestations physiologiques : il se traduit par un sentiment de légèreté et d’hilarité permanente, qui s’approche, dans certains cas extrêmes, de l’hystérie de type pré-concert de Madonna. Le sourire bête n’est pas dangereux, mais il peut occasionner quelques vertiges, perte totale ou relative de conscience, manque d’appétit et/ ou de sommeil, et troubles temporaires de la parole.
Causes : à ce jour, aucune expérience n’a pu mettre en évidence de façon incontestable les facteurs déclenchants du sourire bête. De nombreuses hypothèses ont toutefois évoqué la corrélation entre l’apparition d’un individu de sexe opposé dans le voisinage du porteur, et celle du sourire bête.
Remèdes : pourquoi diable faudrait-il qu’il y ait un remède à un mal aussi doux ?